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Port-Louis: Li Rass Ban Vie Madam Zot Sak Apre Li Dir “Eskiz-mwa madam, donn-mwa enn sans”

Il s’en était pris à deux dames âgées dans la même journée. Sheik Mohamad Hearthy, un voleur à la tire, âgé de 22 ans, a été arrêté mercredi après-midi 22 février alors qu’il venait de dérober le porte-monnaie d’une septuagénaire à la rue Farquhar, à Port-Louis.

Plus tôt ce matin-là, le jeune homme s’en serait pris à Bilkiss (*), une habitante de Plaine-Verte âgée de 69 ans. Cette dernière nous a reçus à son domicile. Elle nous raconte que mercredi matin, vers 9 h 30, elle est sortie de chez elle pour aller s’acheter une paire de dholl puri. La rue Saint-François Xavier était déserte à cette heure. Soudain, deux hommes qui se trouvaient sur une motocyclette grise se sont arrêtés à sa hauteur et l’un d’eux a arraché son sac. Ils ont ensuite pris la fuite.

« Tout s’est passé tellement vite que sur le coup, je n’ai pas compris ce qui se passait », confie Bilkiss. Dans son sac se trouvaient aussi ses clés, son téléphone portable, sa carte d’identité, sa carte de bus… La belle-fille de la sexagénaire a dû briser une vitre pour que celle-ci puisse entrer chez elle et le lendemain, Bilkiss a dû entamer les démarches pour refaire sa carte d’identité et sa carte de bus. « Je suis traumatisée. Je me sens impuissante devant le sentiment d’insécurité qui règne dans la capitale », glisse la vieille dame.

Plus tard dans la journée, Sheik Mohamad Hearthy s’en serait pris à une seconde victime, Firdoss (*), 70 ans. Cette dernière explique qu’elle se trouvait à la rue Farquhar, à Port-Louis, lorsque le vol s’est produit. « Je tenais mon portefeuille à la main quand un jeune homme me l’a arraché », raconte-t-elle. Ensuite, le voleur aurait tenté de se fondre dans la foule comme si de rien n’était. Mais deux policiers, alertés par les cris de la septuagénaire, se sont lancés à la poursuite du jeune homme et l’ont interpellé.

Conduit au poste de police, Sheik Mohamad Hearthy est passé aux aveux et a confessé être l’auteur des deux vols. Après avoir été positivement identifié par Firdoss, il a tenté de dissuader la vieille dame de porter plainte en implorant son pardon. « Eskiz-mwa madam, donn-mwa enn sans », a-t-il supplié. Mais la septuagénaire nous a déclaré qu’elle laissait la police faire son travail.

L’enquête policière, supervisée par l’assistant commissaire de police Madhow, se poursuit afin de retrouver le complice du suspect.

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